Trente-huit personnes ont demandé l'export PDF. Vingt-quatre ont demandé des permissions par équipe. La décision paraît évidente — et c'est précisément là que la plupart des équipes se trompent.
Le piège du nombre de votes
Un vote est un signal, pas une mesure. Il dit qu'une personne a pris le temps de cliquer, un jour, sur une idée qu'elle a comprise. Il ne dit rien de ce qu'elle représente pour votre activité, ni de l'urgence réelle du besoin.
Dans la plupart des portails publics, les demandes les plus votées sont aussi les plus anciennes, les mieux formulées, ou celles qu'un client a relayées à ses collègues. Rien de tout cela n'est un critère de priorisation.
Ce qu'un vote ne dit pas
Il ne dit pas qui vote. Une demande portée par huit comptes qui pèsent 1,1 M€ de revenu annuel n'a rien à voir avec une demande portée par trente utilisateurs d'un plan gratuit — même si la seconde affiche plus de votes.
Un vote compte une personne. Une demande devrait compter ce qu'elle débloque.
Trois chiffres à regarder
Comment trancher en réunion
Affichez les deux demandes côte à côte, avec ces trois chiffres. La discussion dure rarement plus de cinq minutes : l'écart se voit, et personne n'a besoin de défendre son intuition.
Ce qu'on fait chez Khony
Notre propre feuille de route suit cette règle : nous trions par revenu concerné, puis par tendance, et seulement ensuite par nombre de votes. Notre portail est public — vous pouvez vérifier.